Les quatre Evangélistes n’ont rapporté qu’une trentaine de miracles de Jésus environ.

Or, un bon millier de miracles ont été accomplis pendant les trois années de vie publique de Jésus. En effet, Jésus vient de révéler sa vie quotidienne en Palestine, dans un don suprême qu’il a voulu faire à notre humanité et pour le temps présent.

Parmi tous les évènements décrits et survenus depuis bientôt deux mille ans, un regroupement de tous les miracles réalisés par Jésus a été entrepris par un lecteur toulousain de cette Oeuvre divine (Mario Canciani) qui a été révélée à Maria Valtorta, le « Porte-Plume de Dieu », au milieu du vingtième siècle.
Chacun de ces miracles est unique et apporte une vérité éclatante et un enseignement d’une profondeur insoupçonnée.

SOMMAIRE

AVANT PROPOS

Tout le monde, dans sa vie, entend, au moins une fois, parler d’un livre, appelé la Bible, qui comporte une partie s’intitulant  « l’Évangile », traduction de « Bonne Nouvelle », et qui rassemble les faits et gestes et surtout la doctrine de Jésus de Nazareth donnée par lui durant sa vie terrestre en Palestine. La plupart des hommes sait que cette dernière œuvre écrite et achevée, il y aura bientôt deux mille ans, résulte d’écrits réalisés principalement par quatre « écrivains » différents. On connaît moins les commentaires généraux qu’en on fait chacun de ces quatre Evangélistes :

"Jésus allait par les villes et les villages prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle et le Royaume de Dieu et avec Lui étaient les douze et quelques femmes qui avaient été délivrées des esprits malins et des infirmités" dit Luc
"...et le suivaient de grandes foules de la Galilée, de la Judée, de Jérusalem, de l'Idumée et d'au-delà du Jourdain. Même des environs de Tyr et de Sidon venaient à Lui, ayant entendu parler des choses qu'il faisait... " écrit Marc.

Deux évangélistes étaient des apôtres présents aux côtés de Jésus. Matthieu, le percepteur d’impôts a écrit :

"Et Jésus allait par toutes les villes et par tous les villages, les enseignant dans leurs synagogues, prêchant l'Évangile du Royaume et guérissant toutes les langueurs et les maladies".
"Allez rapporter à Jean (le Baptiste) ce que vous voyez et entendez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, aux pauvres est annoncée la bonne nouvelle".
"Malheur à toi, Corozaïn, malheur à toi, Bethsaïda, car si à Tyr et à Sidon étaient survenus les miracles faits au milieu de vous, depuis longtemps déjà, dans le cilice et la cendre, ils auraient fait pénitence... Et toi, Capharnaüm, tu seras peut-être exaltée jusqu'au ciel ? Tu descendras jusque dans l'enfer : car si à Sodome étaient survenus les miracles opérés chez toi, peut-être elle subsisterait encore".

Quant à Jean, le plus jeune et le premier appelé des douze apôtres, il a rapporté :

"Après cela, Jésus alla au-delà de la Mer de Galilée et une grande foule le suivait parce qu'elle voyait les prodiges opérés par Lui sur les infirmes".

Son évangile se termine par ce témoignage illimité, confirmé par Jésus :

"C'est ce même disciple qui a vu ces choses et les a écrites. Nous savons que son témoignage est vrai… Il y a aussi d'autres choses faites par Jésus. Si on les écrivait une par une, je crois que le monde ne pourrait contenir les livres qu'il faudrait écrire".

Même s’il y a sûrement un peu d’exagération dans cette dernière affirmation, il est certain que l’Évangile ne se veut pas être un récit complet de la vie de 10 Jésus, car il n’a été fait mention que des faits les plus marquants, pour les gens de l’époque, couvrant cette période de trois années, dite de « la vie publique » de Jésus. Parmi ces faits marquants, se trouvent les miracles qui ont pu être constatés aussi bien par des sympathisants de Jésus que par les opposants dont certains restés totalement incrédules devant les faits. C’est ainsi que l’Évangile ne relate qu’un peu moins d’une trentaine de miracles différents, survenus durant cette période. L’évangéliste le plus prolixe, Matthieu en cite une quinzaine et le moins loquace, peut-être parce que plus sensible au spirituel, Jean, en rapporte moins d’une dizaine, alors que tous deux ont toujours assisté Jésus.

Y a-t-il vraiment eu d’autres miracles et de véritables miracles d’une portée indiscutable sur les pouvoirs de ce Galiléen, issu de Nazareth que ses concitoyens ont vu grandir chez eux et qui se disait pourtant être le Fils de Dieu ?

On peut répondre aujourd’hui à cette interrogation car on est en mesure de pouvoir confirmer qu’il y a certainement eu un millier de miracles différents ayant directement touché un millier de personnes et que les bénéficiaires, ayant reçus le don d’un miracle, ont certainement dépassé les dix mille personnes, notamment à la suite des deux multiplications de pains où la foule était considérable.

Outre son propre modèle de vie qui est un exemple de spiritualité et de sainteté pour ceux qui l’approchèrent, notamment pendant la prière et la méditation, Jésus a rempli sa mission en s’appuyant sur deux éléments majeurs, souvent liés entre eux, la prédication et les miracles. Ces derniers résultent, la plupart du temps, d’un sentiment de compassion face à la détresse physique et morale des personnes simples qu’il rencontre ou qu’on lui amène. Or ses déplacements sont multiples et nombreux à travers toute la Palestine, débordant même dans des régions limitrophes. Jésus a parcouru plusieurs milliers de kilomètres, une estimation indique une dizaine de milliers d’après les cartes qui ont pu être établies, revenant plusieurs fois dans les villes et les villages, plus de deux cents, et les hameaux déjà visités. C’est alors l’occasion, pour les malades en particulier, de venir demander une guérison ou une grâce. D’où le nombre important de cas très divers où Jésus est intervenu, touchant parfois jusqu’à plusieurs milliers de personnes comme pour la multiplication des pains.

Il est certain que les miracles ont largement contribué à faire connaître Jésus, bien que ce ne soit pourtant pas le but principal recherché car parfois Jésus en demande même le secret. Pourtant, sa notoriété s’est assez vite répandue, telle ces habitants de Gamala qui se regroupent pour le voir, début mai de l’an 29 et qui disent de lui :

« C’est le Rabbi de Galilée. Celui qui commande aux maladies, aux vents, aux eaux et aux démons et change les pierres en pain et rien ne Lui résiste. Courons le dire à la ville…», ville située à l’est du lac de Tibériade. (T6, p 454)

Bien que des miracles parmi les plus importants aient été rapportés par les quatre évangélistes, même avec un récit parfois réalisé de façon plutôt succincte, Jésus parlant même « de version de ses paroles très réduites, voire squelettiques », on peut se demander s’il est bien utile d’élargir ses connaissances dans le détail ou à d’autres cas. En fait, chaque miracle est différent notamment dans son approche, même si le résultat final conduit aux mêmes réactions. Mais surtout, chaque miracle apporte son lot d’enseignements dont l’intensité et la profondeur ne peuvent être que divines, comme l’acte lui-même. De plus, c’est une plus grande compréhension de la mission que Jésus avait à accomplir sur la terre.

Car, à chaque fois, Jésus donne ou laisse voir les raisons qui l’ont poussé à réaliser le miracle. Parfois, il se sert du miracle effectué sous les yeux des présents ou alors en projet d’exécution, pour adapter le thème de la prédication qui précède ou qui suit le miracle. C’est dire l’importance de chacun des miracles effectués.

Jésus lui-même en donne une explication très claire :

« Tout ce qui vient de Dieu est moyen d’élévation, de transformation et d’union plus intime à lui. Même les miracles de toutes sortes, les miracles de guérison du corps et de l’âme, surtout ces derniers, servent à la transformation et à l’union à Dieu. Combien d’incrédules ou de pécheurs purent devenir croyants et furent sauvés par le prodige d’un miracle !

Il ne faut pas nier les miracles par souci de rationalisme. Ni celui de la création, ni celui de la guérison d’une âme ou d’un corps…Tout ce qui vient de Dieu est moyen d’élévation… Même les miracles.» (Cahier 1950, p 602)

Comment ne pas rester insensible à cette profonde réflexion de Jésus qui confirme également la dernière phrase de l’Évangile de Jean ? :

« Vous ne voulez tout de même pas penser qu’en trois ans je n’ai fait que le peu de miracles racontés ? Vous ne voulez pas penser qu’il n’y a eu de guéries que le petit nombre de femmes qui y sont citées, ou que les prodiges racontés sont les seuls qui aient été accomplis ?... Une puissance miraculeuse sortait de Moi, continuellement. J’étais venu pour amener à Dieu et pour ouvrir les digues de l’Amour, fermées depuis le jour du péché. Des siècles d’amour se répandaient à flot sur le petit monde de la Palestine. Tout l’amour de Dieu pour l’homme, qui finalement pouvait se répandre comme il aspirait à racheter les hommes par l’Amour avant de le faire par le Sang. »

Tout d’abord, cette explication donne tout son sens au mot « miracle » défini comme un prodige religieux d’ordre physique, dépassant toute loi connue spatio-temporelle et destiné au service de l’oeuvre de Dieu et au Salut de l’homme.

Ensuite, ce commentaire, extraordinaire et surprenant, accordé par Jésus luimême, résulte d’une révélation privée que Jésus a donnée à une femme italienne, le 21 août 1944.

Que sont les révélations privées ?

À la différence de l’action progressive révélatrice de Dieu, qui s’est fait connaître aux hommes par l’intermédiaire de la Bible, et qui s’est terminée par le Nouveau Testament et donc par les Évangiles canoniques retenus et bien connus, des révélations complémentaires sont venues guider l’homme vers une meilleure connaissance de l’approche de Dieu et de sa destinée. Ces révélations, souvent des visions, ont été perçues par des personnes pures, parfois totalement inexpérimentées comme des enfants, ou également par des mystiques ayant une profonde vie intérieure, mais toujours à des personnes faisant preuve d’une grande humilité. Jésus lui-même l’a révélé à l’intéressée de cet ouvrage :

« Mes porte-paroles se trouvent, ou parmi les purs, ou parmi les pécheurs réellement convertis…Les seules choses qui entravent la venue de ma Parole, ce sont l’orgueil et le péché…Etre mon porteparole est un don…, une souffrance…, une gloire, mais non de la terre.»

C’est donc aux chrétiens de saisir toute la portée de ces révélations dans le cours des siècles. L’Eglise officielle peut donc être amenée à reconnaître ces révélations qui doivent être en conformité avec la Révélation directement donnée aux hommes par Dieu lors de sa venue parmi eux. Quelques cas, même récents, ont abouti à des reconnaissances souvent posthumes allant jusqu’à la béatification de ces « messagers » de Dieu.

Cependant, il n’est nullement obligatoire de faire usage de cette aide qui pourtant peut être considérée comme une nourriture pour la foi. Mais quelle aide quand on désire approfondir sa propre foi, en toute simplicité !

Malgré cela, ceux qui prétendent bien connaître Jésus à travers les écrits évangéliques connus depuis deux mille ans, peuvent-ils se satisfaire d’avoir une connaissance suffisante et un degré d’amour irréprochable sans ne pas vouloir partager le don que vient leur offrir leur plus grand Ami ? N’oublions pas ces paroles prononcées par Jésus, de son vivant :

« J’aurais encore beaucoup de chose à vous dire, mais pour l’instant, vous n’avez pas la force de les porter. Quand l’Esprit de Vérité viendra, il vous guidera vers la vérité toute entière qu’il vous fera connaître.»

Or, de toutes les révélations connues depuis l’acte final de la venue de Jésus sur terre, c’est certainement une des plus importantes révélations récentes que nous venons de connaître, car revêtant un caractère absolument extraordinaire, s’apparentant aux caractéristiques d’un véritable miracle qui implique une intervention spéciale et gratuite de Dieu. Et il peut être ajouté que ce miracle a bien eu lieu, à notre époque, au milieu du vingtième siècle bien que cette révélation ne soit encore que très peu connue des hommes. D’autres révélations ont concerné de grandes mystiques mais aucune aussi récente rapportée directement par ces intermédiaires. On peut tout de suite dire qu’il n’existe rien de comparable dans la littérature mondiale, concernant cette OEuvre qui vient d’être révélée.

En quoi consiste cette révélation ?

La connaissance de la vie de Jésus, pratiquement au jour le jour pendant les trois années de sa vie publique, avec toutes les actions menées par Jésus et leurs commentaires et tous les dialogues de l’époque avec toutes les personnes qu’il a rencontrées voici maintenant deux mille ans ! Mais également des réflexions, des instructions et des conseils, donnés directement par Jésus, sa Mère et quelques grands saints sur le comportement récent de l’humanité. Une multitude de questions se pose alors à l’esprit rationnel de l’homme d’aujourd’hui :

« Comment est-ce possible ? »

À cette question, l’homme ne peut répondre avec ses actuelles connaissances trop insuffisantes. Un seul exemple : Comment peut-on envisager qu’une parole prononcée ou un dialogue établi il y a presque deux mille ans puisse être exactement rapportée de nos jours dans l’esprit complet de l’époque ? Personne ne peut remonter le temps. Seul le caractère divin peut confirmer ce prodige.

Or Jésus l’a bien confirmé, lui-même, à sa visionnaire :

« Ne te trouble pas, Maria…Laisse les autres se creuser les méninges à leur gré. Tu sais que Dieu est la source de tes écrits, qu’ils viennent de Dieu. Cela te suffit. Tu ne travailles pas pour une gloire humaine, mais pour ma gloire. Reste calme dans ton bonheur qui vient de la transformation dans le Bien et qui est le plus beau signe de la provenance de ces écrits…»

Quelle valeur peut-on accorder à ce prodige ?

L’homme peut répondre à cette question. Comment ? En vérifiant, un par un, tous les éléments, révélés et décrits dans le temps et l’espace, de ce que les spécialistes de plusieurs disciplines ont approfondi, aujourd’hui, pour cette époque et dans cette région. Ces « sachants » ont décortiqué cette révélation dans des domaines très divers allant de l’histoire ancienne, à la géographie, la géopolitique, l’ethnologie, l’archéologie, l’astronomie, la météorologie, la métrologie avec toutes les unités de mesure de l’époque, la médecine, la botanique et la zoologie, les arts et la musique, les techniques militaires romaines et toutes les croyances religieuses ou philosophiques du moment. Près de douze milles points différents ont été étudiés. Tout ce qui a été révélé correspond bien aux connaissances de ces spécialistes qui ont même pu entreprendre des découvertes totalement nouvelles grâce à ces révélations appliquées sur le terrain.

En outre, sur le plan religieux, les plus grands théologiens qui se sont penchés sur le contenu de ces révélations, peuvent affirmer qu’il n’y a aucune contradiction majeure avec les récits déjà connus, et notamment avec ceux de l’Évangile canonique.

Qui serait capable de nos jours, même avec les puissants moyens informatiques disponibles, de ne pas défaillir dans l’exactitude de dizaines de milliers d’éléments rapportés ? Personne.

À qui a été donnée cette révélation ?

À une femme ordinaire du vingtième siècle, infirme et alitée, peu versée dans les Saintes Ecritures, qui a reçu et accepté un ordre divin de rapporter les visions qui allaient se présenter à son esprit et de mettre par écrit les dictées qui seraient entendues ! Qui est cette heureuse élue ? Jésus lui-même a donné des explications en ordonnant la dictée suivante à l’écrivaine :

« Que le don que je t’ai fait ne t’induise jamais à l’orgueil, te faisant croire que tu es quelque chose que tu n’es pas. Tu n’es rien d’autre qu’un porte-parole et un canal dans lequel coule la vague de ma Voix, mais comme je t’ai prise toi, je pourrais prendre n’importe qu’elle autre âme. Le simple fait de la prendre la rendrait capable d’être canal et porte-parole de la voix du Christ, car mon toucher opère le miracle. Mais toi tu n’es rien. Rien de plus qu’une amoureuse… »

« Mais vous vous dites peut-être : « Mais pourquoi à elle, qui est une si misérable chose ? » …Vous mériteriez le silence que j’ai gardé devant Hérode. Mais je veux essayer de vous racheter, vous que l’orgueil rend les plus difficiles à persuader…»

Celle qui a reçu ce don de Dieu, ce miracle, et que certains ont surnommée « la penna di Dio, le porte-plume de Dieu » s’appelle Maria Valtorta.

Qui est Maria Valtorta ?

En voici un bref aperçu tiré de sa biographie :

Maria Valtorta est née près de Naples en 1897. Elle est la fille unique d’un couple d’un milieu relativement modeste, un père militaire sous-officier qu’elle aimait et une mère enseignante de français au caractère acariâtre, défavorable à la pratique religieuse. Jusqu’à l’âge de 16 ans, elle est pensionnaire heureuse près de Milan, dans un collège tenu par des religieuses. En 1917, elle soigne les blessés de guerre en tant qu’infirmière auxiliaire. A l’âge de 23 ans, ses projets de jeune fille sont interrompus à la suite d’une agression dans une rue de Florence qui lui laissera de graves séquelles. En 1924, elle s’établit alors avec sa mère à Viareggio, ville balnéaire proche de Pise. Mais sa santé se détériore rapidement, la maintenant clouée au lit pendant 27 années, à partir de 1934, durant toute la seconde guerre mondiale et au-delà, Elle souffre d’une dizaine de graves maladies différentes diagnostiquées par des médecins très pessimistes. Après son père, sa mère meurt en 1943, la laissant aux soins permanents d’une voisine devenue son assistante et confidente. A la suite des bombardements aériens de la guerre, elle doit quitter son domicile pour y revenir en en décembre 1944.

Elle meurt en 1961, âgée de 64 ans après de longues années de multiples douleurs acceptées et de digne pauvreté.

Et sur le plan religieux ?

Comme tous les enfants baptisés de l’époque, Maria Valtorta reçoit le sacrement de confirmation et fait sa communion solennelle. C’est juste avant son départ du collège, presque à seize ans, qu’elle entreprend une retraite spirituelle d’une intense ferveur où elle ressentira quel est le but de sa vie, même si sa foi de jeune fille vacillera parfois. Sa vocation de la souffrance par amour repose sur le thème du « sacrifice et devoir en toute chose et en tout temps ».

À l’âge de 25 ans, elle découvre le message de François d’Assise et elle lit l’Évangile complet. Deux ans plus tard, elle renonce au monde en faisant un voeu de chasteté. Et entretient un lien très étroit avec Thérèse de Lisieux À partir du Vendredi Saint 1930 et à la suite d’une première attaque d’angine de poitrine, elle entre dans une période de grande détresse physique, morale et spirituelle.

En 1943, elle est clouée au lit depuis neuf ans et espère une fin prochaine. Le Vendredi-Saint, elle entrevoit sa première vision de Jésus. Le 31 mars1944, elle a noté dans son calendrier mystique, une prise d’habit et une profession dans le tiers-ordre des Servites de Marie, un ordre mendiant, dont fait partie le prêtre confesseur qui vient la voir.

Elle débute alors un dialogue intérieur de plus en plus intime avec Jésus. Elle vit intensément les épisodes douloureux de la passion du Christ. En octobre 1945, elle reçoit le sacrement de l’Extrême Onction mais elle ne mourra que seize ans plus tard, L’épreuve de santé qu’elle subit lui fera comprendre le sens de sa mission religieuse axée sur l’acceptation de « vivre sa propre croix pour amener le regards des autres vers la Croix ». Les dernières années sont « une vie d’âme victime » dans la souffrance, même si on vient la consulter, car elle dit : « Je me rends compte que c’est Dieu qui agit en moi, depuis des années, depuis que j’ai supprimé mon moi humain et que je me suis faite reconstruire par Dieu. » Une supplique personnelle termine son autobiographie résumant bien sa mission malgré ses maladies et ses souffrances : « A cause de mon sacrifice caché de chaque instant, ô Père, donne-moi des foules d’âmes à t’offrir. Faisles avancer, et moi aussi, dans la Lumière. »

Maria Valtorta est une grande mystique car elle en a possédé les deux piliers que sont l’abandon à Dieu et une grande humilité.

Une demande de béatification est en cours d’étude, mais la route est longue, même pour de grandes mystiques…

Où repose-t-elle ?

Depuis 1973, un transfert des restes de son corps a eu lieu dans une chapelle du cloître de l’église Santissima Annunziata à Florence où a été fondé en 1233 l’Ordre des Servites de Marie. Sa plaque tombale mentionne en latin :

« Membre du Tiers ordre des Servites de Marie ; Hostie (âme victime) agréable à Dieu, Historienne des choses divines »

Des pèlerins viennent s’y recueillir ainsi que dans sa maison de Viareggio, siège d’une fondation à son nom.

Même si l’évocation de Maria Valtorta n’a pas encore suscité de miracle direct, il n’en reste pas moins que, malgré les graves maladies qui auraient dû l’anéantir, son âme mystique s’est offerte au don des autres.

Quelle a été sa mission ?

Dans une dictée du 19 décembre 1945, Jésus lui a fait écrire :

« …Tu as eu pour mission d’être une voix mondiale. Tu dois chanter l’hymne de la Miséricorde et de l’Amour, de la Sagesse et de la Perfection ; pour toutes les oreilles et pour tous les coeurs, pour toutes les intelligences et toutes les âmes… Voilà pourquoi, après t’avoir préparé à cette capacité – n’en tire pas orgueil car tout ce que tu as, je te l’ai donné pour cette mission, même la maladie, même la solitude, absolument tout -- j’ai fait de toi une « voix » parfaite, un géant, toi qui es pygmée. Mais ce n’est pas toi, c’est moi en toi. C’est donc moi le géant…»

Comment a-t-elle écrit ?

Maria Valtorta est alité depuis 1934, à l’âge de 37 ans. Elle échange alors quelques lettres notamment avec des membres de sa famille. En 1942, son confesseur lui demande de rédiger son autobiographie, son premier ouvrage. En 1943, elle commence à recevoir les premières visions de Jésus et elle les met par écrit avec les dialogues entendus. Dans une dictée du 10 septembre 1943, Jésus l’interpelle :

« Mon « Petit Jean », je te confie ma Parole. Transmets-la aux maîtres afin qu’ils s’en servent pour le bien des créatures. » Tout cela selon les instructions données par Jésus lui-même, comme celles d’août 1944 :

« Tes écrits doivent être utilisés de la façon suivante : La partie qui est de toi, aura l’habituelle valeur informative pour la curiosité humaine qui veut toujours sonder les secrets des âmes. La partie qui est de moi et qui doit être séparé de la tienne, aura une valeur formative, car il y a en elle la voix évangélique qui possède toujours une valeur de formation spirituelle…»

Jésus n’a donné à Maria Valtorta que la liberté de décrire les conditions de déroulement des épisodes reçus avec la latitude d’apporter quelques brefs ressentiment personnels dans certains cas ou pour décrire certaines personnes ou divers paysages. A plusieurs reprises, Jésus a insisté pour que Maria Valtorta détaille finement le descriptif des scènes qu’elle voyait. De son côté, celle-ci a fait quelques confidences :

« Le médecin grommelle parce que j’écris. Il pense sûrement que mes écrits sont « du romantisme de vieille fille »…Il prétend que je « phosphore ». En réalité, c’est Jésus qui « phosphore ». Moi, je ne fais qu’inscrire des signes sur le papier pour y noter ce qu’il « phosphore », Lui. » (5 octobre 1945)

À la différence d’autres mystiques ayant eu des révélations et les ayant formulées à d’autres personnes, c’est Maria Valtorta elle-même qui a écrit de sa main, sans aucune rature et en rajoutant parfois des croquis, rapportant toutes les visions, les sensations, comme celles olfactives avec des parfums se dégageant dans sa chambre, les dictées entendues et suivies à la lettre selon l’ordre qu’elle avait reçu de Jésus. Cette OEuvre n’est donc pas un roman mais la transcription exacte de ce que l’écrivaine reçoit de l’auteur réel de cette révélation qui n’est autre que Jésus lui-même.

Qu’a écrit Maria Valtorta ?

C’est un total de 122 cahiers d’écoles qui lui seront nécessaires pour couvrir l’ensemble de son OEuvre, ce qui représente près de quinze mille pages manuscrites actuellement disponibles. Les visions, les dictées et les dialogues, non seulement avec Jésus, mais aussi avec la Vierge Marie et quelques saints ont duré près d’une dizaine d’années.

L’ensemble des écrits concerne plusieurs centaines de visions de la vie de Jésus avec une multitude de détails de son époque. Maria Valtorta a décrit, depuis son lit dans sa chambre, près de 750 personnages différents, 220 villages, 110 sites géographiques, 70 groupes ethniques, des centaines espèces animales, végétales et minérales.

L’oeuvre principale, qui a pour titre français : « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé », a été écrite de 1944 à 1947 et publiée après 1956. Les Cahiers de 1943 à 1950 ont été publiés à partir de 1976. Ces écrits comportent des conseils directs et sévères de vie spirituelle pour les situations d’aujourd’hui.

Tous ses cahiers sont écrits de sa main en italien, parfois phonétiquement pour des noms propres de lieux, et sa correspondance est conservée et disponible.

Quelle est la position de l’Église ?

La publication initiale des écrits de Maria Valtorta a commencé, avant 1960, dans un climat de suspicion, dû notamment au non-respect de recommandations reçues et données par la grabataire. Pourtant, Jésus avait demandé que l’OEuvre soit « connue, diffusée, utilisée par les consacrés et les fidèles » après sa mort.

Les théologiens ont analysé et même décortiqué tous les écrits. L’OEuvre obéit bien au trois critères imposés, l’absence d’hérésie, l’apport positif dans le domaine de l’évangélisation, la preuve charismatique venant de Dieu comme pour un miracle.

Or, il est bien évident que ces écrits stupéfiants ne peuvent provenir d’une inspiration personnelle, ni d’une autre personne et encore moins d’un esprit malin.

Même si quelques papes, quelques dignitaires, quelques saints récents, comme soeur Térésa et Padre Pio, conseillent de prendre connaissance de cette révélation récente, l’Eglise Catholique avance avec prudence, face à cette nouveauté d’une portée imprévue, impliquant peut-être une nouvelle forme d’évangélisation plus adaptée de notre temps.

Jésus lui-même a conseillé de faire preuve de beaucoup de prudence pour commencer la diffusion de l’OEuvre et d’une grande patience, la hâte humaine n’étant pas du domaine compatible avec l’enseignement divin. De fait, la diffusion de cette révélation divine se fait progressivement et continuellement dans presque tous les pays du monde.

Pourtant Jésus s’est montré très sévère vis-à-vis de ceux qui n’acceptent pas cette révélation. Il le dit dans une dictée donnée le 2 décembre 1943 à «son petit enfant», comme il l’appelle :

« Les lumières de Dieu sont inépuisées et inépuisables et il n’y en a pas une qui soit inutile ou inexacte. Ceux qui «savent» sont donc des demianalphabètes, pour qui je ne puis être un Maître, car dans leur orgueil stupide, ils croient ne pas avoir besoin de maître et ils se permettent de critiquer l’oeuvre de Dieu, lequel se sert d’un enfant pour instruire ses savants.»

Suivons plutôt la recommandation sur cette OEuvre du Pape de l’époque, Pie XII :

« Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à l’origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront, comprendront. »

À vous, lecteurs, de saisir le sens profond de ce qu’a voulu nous révéler Jésus de Nazareth, en approfondissant tous ses miracles réalisés, mais aussi en méditant tout l’enseignement profond qu’il nous a offert dans cette OEuvre appelée à révéler la Grâce qu’il est venu apporter aux hommes.

INSTRUCTIONS POUR LA LECTURE

Tous les miracles ont été en totalité tirées de « l’OEuvre », comme l’appelle Jésus, écrite de la main même de Maria Valtorta, et portant le titre italien « L’Evangelo come mi è stato rivelato » et le titre français de :

« L’Évangile tel qu’il m’a été révélé ».

C’est pour respecter entièrement la révélation qui a été faite à Maria Valtorta que le texte complet du récit de chacun des miracles qu’elle a décrit, est rapporté, en caractères d’imprimerie normaux et placés entre guillemets. Tous les écrits complémentaires sont en caractères d’imprimerie italiques, comme cette instruction.

Notamment la datation des miracles, car Maria Valtorta n’a pas reçu d’indications de datation dans son travail. Des études poussées de spécialistes dans ce domaine ont pu établir une datation précise, à partir de toutes les indications contenues dans l’ouvrage et selon la disposition indiquée par Jésus lui-même. En effet, les différentes visions et dictées ont été écrites sur des cahiers d’écolier dans un ordre chronologique dispersé puis remis en place selon les indications fournies à l’écrivaine par Jésus. La datation retenue a été mise en place à partir des calendriers juifs et romains de l’époque en l’adaptant à une correspondance avec le calendrier grégorien actuel, en tenant compte notamment du très précieux calendrier lunaire. L’emploi du nom français des jours sert à une meilleure compréhension car les juifs de l’époque ne désignaient pas les jours de la semaine, excepté le Sabbat et la Parascève qui en est la veille.

Les miracles rapportés sont donc tous dans leur ordre chronologique et sont regroupés en quatre périodes correspondant aux trois années de la vie publique de Jésus et au dernier trimestre avant sa mort. Il a été également inclus la période peu connue des apparitions de Jésus, après sa Résurrection, avec, en particulier, deux véritables miracles réalisés par le Ressuscité ainsi qu’un résumé d’évènements à caractère miraculeux, de l’Ascension de Jésus à l’Assomption de la Vierge Marie qui clôture ce livret.

Ce récit des « Mille Miracles de Jésus » s’appuie donc entièrement sur l’OEuvre écrite par Maria Valtorta. À la fin de chaque épisode miraculeux, une référence indique la date de réception et d’écriture, pratiquement instantanée, de la vision, avec l’indication permettant de retrouver le texte d’origine, sur l’un des dix tomes de la seconde édition française actuelle, à partir de son numéro de paragraphe et l’indication de sa première page. En correspondance, il est également fait mention, lorsqu’ils existent, des récits connus du Nouveau Testament, rapportés par les quatre Évangélistes.